Que se passe-t-il au potager ?
La terre est déjà bien dégarnie des récoltes de septembre. Mais il reste encore beaucoup de légumes arrivés à maturité. Les gelées vont les détruire s’ils ne sont pas récoltés et engrangés.
Priorité aux récoltes des légumes sensibles aux gelées.
Surveillons la météo avec les températures nocturnes.
C’est le cas des céleris blancs, verts et raves. On les coupe et les débarrasse des feuilles abîmées et malades. Après quoi, ils sont soit entreposés en cave humide ou remis en serre froide, dans la terre. Le mieux est de les laver, les découper et de les placer en sacs de congélation pour le congélateur. De même pour les dernières récoltes de haricots qui seront stérilisés ou mis en congélation. Attention aux variétés non adaptée à la congélation. Les légumes deviendraient durs comme bois
Les choux verts rouges et blancs aussi doivent être mis en cave. Ils seront débarrassés des feuilles de croissance et des racines pour ne laisser que les boules qui seront mises au frais et au sec dans un local de préférence bien aéré. L’odeur dégagée n’est pas spécialement des plus appréciée. On pourra également les préparer en diverses recettes et soupes pour la congélation et même la stérilisation. Ce légume est très riche en vitamine C et convient bien pour nous préserver des maladies d’hiver.
Le chou de Bruxelles peut rester dehors, comme le chou frisé.
Les racines de carottes, panais, salsifis et scorsonères, les betteraves rouges aussi, sont récoltées. Le froid les rendra fibreuses et peu agréables à la consommation. Anciennement, ces racines débarrassées des feuillages étaient conservées en cave sans luminosité, dans des bacs remplis de sable du Rhin, à l’abri des gelées et des froids de l’hiver. Enfoncées verticalement jusqu’au collet, l’humidité du sable est suffisante pour les garder bien croquantes et sucrées. Quelques radicelles blanchâtres peuvent se développer mais ne gêneront en rien la conservation. Il suffira d’aller chercher au fur et à mesure de la consommation et de garder le sable bien en contact avec les racines.
Le silo était aussi un autre moyen de conservation. Le sol était creusé sur 50 à 60 cm de profondeur, les légumes entreposés, et recouverts d’une épaisse couche de paille qui elle-même était recouverte de tôles pour éviter les infiltrations d’eau dans les légumes mis à conserver. Ces techniques sont de moins en moins utilisées depuis l’arrivée et le développement des surgélateurs et congélateurs qui nous rendent la vie plus facile. Le froid est domestiqué et la conservation des fruits et légumes ainsi que des viandes et poissons en est rendue beaucoup plus simple.
Les courges, courgettes et potirons, les pâtissons sont très aqueux et donc très sensibles aux dégâts des gelées. Par contre la conservation au sec et à l’abri des froids est très longue. Vous pouvez sans difficultés conserver potirons et potimarrons jusqu’en mars.
On récolte les derniers radis, les épinards d’hiver, le persil, le cerfeuil, la coriandre, la tétragone si vous en avez, le pourpier, la glaciale, et les laitues à couper et laitues vertes.
Scaroles et frisées aussi. Pour les blanchir, il suffit de les serrer avec de la corde ou de grands élastiques pour que le cœur ne soit pas accessible à la lumière. La chlorophylle disparaitra et laissera le légume blanchi à l’intérieur. Les feuilles seront plus tendres, moins amères et plus agréables au goût.
Les racines des chicons doivent être arrachées et laisser à ressuyer quelques jours sur le sol. Attention aux gelées.
Après le ressuyage, les collets des feuilles seront coupés à quelques centimètres du collet de la racine. Faites bien attention de ne pas supprimer l’œil central en croissance en coupant les feuilles trop bas. C’est cet œil qui se développera pour donner la magnifique endive.
L’endive était jadis cultivée en pleine terre, sous couches froides ou chaudes. Actuellement, les variétés sont adaptées à la culture dans de l’eau et sans couverture de terre. Après récolte des racines, elles sont placées dans des bacs remplis d’eau et mis en local sans lumière et à température. La racine réagit rapidement, le chicon se développe avec des feuilles bien serrées et blanches par absence de chlorophylle. Plus besoin de terre. Néanmoins, le goût et différent d’un chicon de pleine terre. Mais la technique de culture est plus lourde.
Pour les chicons de pleine terre, il fallait creuser le sol sur 20 à 25 cm de profondeur pour faire un silo. Les racines étaient placées côte à côte avec un peu de terre entre chaque et avec les collets à même hauteur. Après disposition, un bon arrosage des racines permettait le colmatage des terres autours de chaque racine. Venait ensuite la mise en place d’une couche de terre sèche de 20 cm d’épaisseur, bien égale sur toute la surface des collets des racines. De la paille en abondance pour protéger des froids et des tôles pour éviter l’humidité sur les cultures. Après plusieurs semaines, suivant la température extérieure, on découvrait délicatement le début de la couche de culture. Le chicon s’était développé dans les 20cm de terre et arrivait pour pointer la tête. Lorsque le dessus de la terre commençait à se soulever, la récolte était proche. Cette technique est plus lente, plus ardue à mettre en culture mais le chicon est de très bonne qualité. Il se sera développé lentement et le poids de la terre aura forcé le feuillage à pousser serré. De plus, la racine mise en terre aura également puisé dans le sol la nourriture nécessaire à la croissance.
Chez soi, la technique reste la même mais sur de plus petits espaces.
Si vous n’avez pas produit les racines vous-même, il est possible de les acheter à la pièce chez les producteurs. Renseignez vous alors s’il s’agit de chicons à cultiver dans de l’eau ou dans de la terre. Mon grand père les cultivait dans sa cave dans de grandes bassines en galvanisé et récoltait plusieurs fois sur la même racine. Aujourd’hui nous avons des bacs en plastique à hauteur désirée, bien étanches et légers à déplacer. La culture de ce légume en amateur est simple et sans difficultés.
N’oublions pas de couper les tiges des asperges et de dégager les buttes de cultures. Ne marchez pas sur les terres au-dessus des griffes car plus la terre sera légère et mieux elles pousseront. De la paille protègera contre les fortes gelées.
Les terres dégagées des cultures seront faciles à travailler. On peut encore se lancer dans quelques semis de mâches, et épinards d’hiver. Choisissez des variétés résistantes aux froids. C’est indiqué sur les sachets de graines.
On repique également des mâches en mottes, des fraisiers et sous abris des laitues d’hiver qu’il faudra bien protéger.
Si vous ne pouvez récolter rapidement, il vous est loisible de placer des voiles synthétiques pour la protection des cultures contre les froids d’automne. Ces voiles sont disponibles en jardineries, ils sont blancs et permettent de conserver la chaleur du jour pendant la nuit. Cela vous laissera le temps de récolter plus à l’aise.
Pour les courageux, le bêchage à grosses mottes commence. Il n’est pas demandé de faire tout en un jour et le travail de la fourmi, petit à petit, permet d’arriver au même résultat. Quelques lignes bêchées régulièrement et voilà notre dos soulagé et nos articulations ménagées.
« C’est bon pour le moral ».
Au jardin fruitier
Que de fruits.
Les pommes sont à l’honneur et les variétés tardives arrivent à maturité.
Quel délice que de manger le matin une pomme couverte de rosée et cueillie fraiche sur l’arbre. Tout le parfum s’en libère et le jus frais et glacé envahi le palais. C’est la fête aux compotes et aux pommes cuites au four, gorgées au cœur de beurre salé et nappées de cassonade. Profitons du quatre heure et du cacao chaud. Les framboisiers d’automne aussi donnent encore des fruits gros et sucrés.
Pour le raisin, les grappes se dessinent bien dans les feuillages épars des vignes. La grive et le merle, la becquée vive, s’en gorgent goulûment. On trouve encore des coings, des nèfles, des mures, de petites prunelles acres et encore quelques fraises des quatre saisons.
Pommes et poires lors de la cueillette sont à manipuler avec attention et délicatesse. Pour la mise en fruitiers, les fruits ne peuvent pas être blessés ou malades. Un tri sévère est nécessaire pour éviter pourriture et maladies. Fin du mois, les tailles vont bientôt commencer.
Profitons de ces riches moments et des derniers parfums fruités de nos jardins. Ne négligeons pas les noix, noisettes, châtaignes, et faines des hêtres. Les rongeurs et écureuils s’en délecteront avant nous.
Le feu de bois revient animer la cheminée, la chaleur douce et prenante nous enveloppe et nous ensommeille en rentrant des travaux du jardin. Tout le monde s’en rapproche, pour se réchauffer les os et le dos. Un thé aux fruits des bois bien chaud, un morceau de cake aux pommes fraîches, du sucre brun et la bonne odeur du bois qui brûle, quelle belle gâterie.
A très bientôt
A tous je vous souhaite du bon plaisir.
Source: « Notre Jardin »
L’équipe Eplants, le spécialiste de la vente de plantes par correspondance
Bonjour
J’ai decouvert votre site au hasard et je le trouve trés interressant,clair, simple, a la portés de tous
merci