Comment améliorer la productivité d’un potager ? (2ème partie)

La productivité d’un jardin potager peut s’exprimer à la fois en données quantitatives : le volume total de légumes récoltés, et en données qualitatives : la diversité des produits et leur qualité intrinsèque ou leur valeur alimentaire.

Dans la première partie de cet article (voir Notre Jardin, mars 2009), nous avons évoqué le facteur sol et le microclimat, ainsi que les calendriers culturaux. Nous verrons ici comment envisager le choix du matériel végétal et nous aborderons ensuite les pratiques culturales.

4. Le choix du matériel végétal

Un choix raisonné fait en connaissance de cause permet à la fois de diversifier la production de légumes et d’augmenter le volume produit. En matière de diversification, il est de plus en plus souvent question de légumes «oubliés» ou de légumes «anciens». Il serait préférable de parler de légumes «méconnus». Au fil du temps, au 20ème siècle, l’assortiment courant de légumes a fortement évolué : le nombre de produits mis en vente a diminué pour deux raisons principales : d’une part parce que des produits qui demandaient un nettoyage important et une longue préparation étaient de moins en moins appréciés et utilisés, et d’autre part parce que la grande distribution a occupé une part de plus en plus importante dans la vente des légumes frais (actuellement : les trois-quarts en volume !) et que le nombre de références offertes y est limité à l’essentiel, surtout dans les enseignes «hard-discount».

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Comment améliorer la productivité d’un jardin potager ? (1ère partie)

Depuis quelques années, les potagers bénéficient d’un regain d’intérêt qui fait suite à plusieurs décennies où les jardins d’ornement avaient eu la priorité. On peut trouver à cette tendance plusieurs motivations : d’ordre économique dans certains cas, mais surtout le souci de procurer à la famille une diversité de produits et des aliments sains, dont l’origine et les méthodes de production sont connues.

La productivité d’un jardin légumier peut en effet se traduire à la fois par des données quantitatives, à savoir le volume total de légumes obtenu chaque année sur une surface définie, mais aussi par des aspects qualitatifs comme la diversité des produits et leur qualité intrinsèque ou leur valeur alimentaire.

Quelle que soit la surface de son potager, il est intéressant d’optimaliser sa production. Cela consistera à agir à différents niveaux :

* sur les facteurs du milieu : le sol et le (micro)climat,

* sur les calendriers culturaux, que l’on élargira en recourant à des techniques plus ou moins sophistiquées de protection des cultures,

* sur le matériel végétal, par le choix d’un plus grande diversité d’espèce, et des meilleurs cultivars,

* et finalement sur les pratiques culturales.

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